La préservation de la biodiversité dans nos villes et campagnes est devenue une urgence écologique. Quelques chiffres tirent le signal d’alarme : disparition d’1/3 des populations d’oiseaux de campagne en 15 ans, 6900 espèces menacées en France métropolitaine et DOM TOM, +0,8 % de sols artificialisés chaque année depuis 2010…
Le Plan Biodiversité publié par le ministère de la transition écologique et solidaire en juillet 2018 comporte pas moins de 90 actions. Parmi ses mesures phares, la lutte contre l’artificialisation des sols ressort au premier plan.
Plan biodiversité et artificialisation
Un cap pour limiter l'artificialisation des sols
Le sol, premier support des écosystèmes et de la biodiversité, est en danger. Chaque année la superficie des sols artificialisés augmente. Selon, l’étude Teruti-Lucas (2017) le rythme de progression de l’artificialisation des sols s’élève à +0,8% par an depuis 2010. C’est l’équivalent d’un département comme la Seine-et-Marne perdu en à peine dix ans. En cause, le développement de l’habitat individuel et l’étalement péri-urbain au profit de surfaces commerciales et nouveaux quartiers. Pour contrer ce phénomène grandissant, le Plan Biodiversité introduit pour la première fois l’objectif de « zéro artificialisation nette ».
Parmi les objectifs fixés par le Plan Biodiversité :
Lutter contre l’étalement urbain et favoriser la densification
En appuyant l’inscription de mesures contraignantes dans la loi et dans les documents d’urbanisme de chaque territoire.
En renforçant le contrôle de légalité des documents d’urbanisme et en permettant la suspension des opérations d’aménagement commercial par le préfet.
Soutenir les solutions innovantes anti-artificialisation de sols
Par le lancement de 10 projets innovants de désartificialisation ou renaturation.
Par l’obligation d’aménager des parkings perméables pour toute nouvelle construction, favorisant l’infiltration des eaux pluviales et luttant ainsi contre le risque d’inondations.


Plan biodiversité & parking perméable
Parking perméable : solution anti-artificialisation des sols
L’avenir du parking ne rime pas avec béton et enrobé mais plus avec gazon et perméabilité. Le Plan Biodiversité cherche à changer le visage de ces surfaces pour en faire des lieux de continuité écologique, favorables à la biodiversité, permettant le retour de l’eau dans les sols et de la végétalisation en ville.
Comment le parking perméable permet-il de lutter contre l’artificialisation des sols ?
- il limite l’emprise au sol des constructions et l’imperméabilisation des sols urbains ou péri-urbains
- il réintroduit l’eau dans le sol grâce à l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle, sans ruissellement
- il restaure la biodiversité du sol, un sol « ouvert » étant favorable au développement de la micro-faune et des micro-organismes
- il réintroduit la végétalisation en ville, support favorable aux espèces et aux bénéfices environnementaux multiples
Des mesures en faveur des parkings perméables
En 2014, la Loi ALUR limite la surface accordée aux parkings des surfaces commerciales. Elle abaisse à 0,75 le rapport d’emprise au sol entre le parking et son bâtiment, là où la loi SRU accordait un rapport d’1,5. La loi ALUR encourage l’aménagement de places de parkings perméables, celles-ci ne comptant que pour la moitié de leur surface.
La Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (2016) encourage également la végétalisation (et donc la non-imperméabilisation) des parcs de stationnements commerciaux.
Ces textes de loi nationaux se traduisent au niveau local avec des règles concrètes de non-imperméabilisation des sols au sein des PLU ou PLUi. De plus en plus de projets d’aménagement intègrent la gestion des eaux pluviales à la parcelle, en favorisant le recours aux techniques d’infiltration naturelle : noues, tranchées drainantes, revêtements perméables pavés ou gazon, chaussées à structure réservoir…
Le Plan Biodiversité annonce l’obligation de l’aménagement de parking perméable pour toute nouvelle construction.
On peut donc s’attendre à un renforcement de la réglementation en ce sens dans les documents d’urbanisme locaux.
Solutions compatibles avec le plan biodiversité
Quelles solutions privilégier ?
Les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales peuvent vous aider à remplir les exigences de non-artificialisation des sols du Plan Biodiversité. Parmi elles, les revêtements perméables répondent précisément à l’enjeu de protection des sols.
Laisser le sol « ouvert » permet de rétablir les échanges air-eau-sol nécessaires à l’accueil de la vie (microfaune et micro-organismes du sol) et favorisant la biodiversité.
Le concept TTE® et les solutions de dalles O2D (dalles gazon, pavées et gravier) remplissent ces fonctions. L’infiltration de la goutte de pluie sans ruissellement, la protection du gazon ainsi que ses capacités de portance en font un système de dalles alvéolaires stable et durable. Nos équipes accompagnent les porteurs de projets afin de délivrer les conseils de mise en oeuvre essentiels à la réussite des aménagements (fondations fertiles et portantes, pose des dalles).